Il y a des plantes qui entrent dans ta vie à un moment précis et ne la quittent plus jamais.

Pour moi, ce sont les feuilles de framboisier. Je les ai découvertes pendant ma grossesse : c’est une sage-femme qui m’en avait parlé pour préparer l’utérus à l’accouchement, tonifier les muscles, faciliter le travail.

J’étais un peu sceptique, comme on l’est souvent face aux remèdes que l’on ne connaît pas. Et puis j’ai essayé. Et quelque chose s’est passé : une connexion douce avec mon corps, une sensation que la nature avait pensée à nous, les femmes, bien avant les laboratoires.

Des années plus tard, en pleine périménopause, je les ai retrouvées. Différemment, mais avec la même évidence.

Parce que c’est peut-être ça la plus belle qualité des plantes : elles t’accompagnent à différents moments de ta vie féminine, toujours là, discrètes et efficaces, si tu prends le temps de les écouter.

La périménopause, c’est cette période de transition qui précède la ménopause, parfois de plusieurs années, où les hormones commencent leur grand rééquilibrage. Les cycles se dérèglent, le sommeil se fragmente, les émotions s’intensifient, le corps change.

Ce n’est pas une maladie, c’est un passage, mais un passage qui mérite d’être accompagné avec intelligence et douceur.

Voici cinq plantes qui méritent une place dans ta vie.

Les feuilles de framboisier : la plante compagne des femmes

C’est ma préférée. Celle qui m’a ouvert les yeux sur la phytothérapie féminine.

Les femmes la connaissent souvent pour la grossesse et l’accouchement et c’est là que je l’ai rencontrée

mais les feuilles de framboisier sont en réalité une alliée de toute la vie féminine, de la puberté jusqu’à la ménopause.

Ce qui les rend si précieuses, c’est leur action tonifiante et équilibrante sur l’utérus et plus largement sur la sphère gynécologique. Elles aident à réguler les cycles qui s’allongent ou se raccourcissent de manière erratique à la périménopause, à calmer les saignements trop abondants, et leur richesse en minéraux (calcium, magnésium, fer) soutient un corps fréquemment mis à rude épreuve par les fluctuations hormonales.

D’ailleurs, j’ai créé une recette de tisane (celle qui m’accompagne depuis toujours) à base de feuilles de framboisier, elle fait partie du mini-guide gratuit que je t’offre en bas de cet article, n’hésite pas à le télécharger !

  • Précaution d’usage :

Déconseillée en début de grossesse avant le troisième trimestre. Demande toujours l’avis d’un professionnel de la santé avant toutes prises.

La camomille : la plante douce qui agit sur tous les fronts

Il y a des plantes, comme la camomille, que l’on la range trop vite dans la catégorie « tisane de mémé”, tu sais la tisane que prenait ta grand-mère pour s’endormir le soir, bon en vrai, on va vite se rendre compte qu’elle avait raison !

La camomille qu’elle soit romaine ou allemande est une plante aux propriétés remarquables pour les femmes en périménopause : Anti-inflammatoire, antispasmodique, apaisante pour le système nerveux, elle agit sur plusieurs des symptômes les plus fréquents de cette période.

Les douleurs qui s’intensifient parfois en début de périménopause, les crampes, les tensions abdominales : la camomille les apaise en douceur.

Et sur les émotions, tu sais cette nouvelle hypersensibilité, cette irritabilité parfois déroutante qui arrive avec les fluctuations hormonales : elle aide à poser les choses sans assommer.

Et tu te souviens de nos compresses yeux à la camomille ? (je te mets le lien de l’article si cela t’intéresse) C’est la même plante, celle de ta mémé, celle qui traverse les générations parce qu’elle fonctionne vraiment et qu’elle est formidable, car elle agit sur tous les fronts, mais en douceur.

Comme pour les feuilles de framboisier, c’est une des plantes qui fait partie du mini-guide gratuit que je t’offre en bas de cet article, n’hésite pas à le télécharger !

  • Précaution d’usage :

Allergie possible pour les personnes sensibles aux astéracées.

Le gattilier : le rééquilibrant hormonal féminin oublié

Si la périménopause a un visage, c’est souvent celui-ci : les cycles qui s’affolent, les règles qui arrivent trop tôt, trop tard, trop abondantes, les seins tendus, l’humeur en montagnes russes sans vraiment savoir pourquoi.

Le gattilier : Vitex agnus castus appelé aussi poivre des moines est l’une des plantes les mieux documentées pour accompagner ce rééquilibrage, utilisée depuis l’Antiquité par les femmes méditerranéennes pour les aider à soutenir leur équilibre hormonal.

Il agit sur l’hypophyse, la glande chef d’orchestre de nos hormones, et aide à rétablir un équilibre entre œstrogènes et progestérone, précisément là où se situe souvent le déséquilibre au cœur des symptômes de la périménopause.

Il est notamment préconisé pour soulager le syndrome prémenstruel qui souvent s’emballe au moment de la périménopause. Les baies du gattilier, qui contiennent des molécules mimant l’action de la progestérone, aident à réguler les variations hormonales du syndrome prémenstruel (seins gonflés, irritabilité, etc.).

Comme toutes les plantes, il agit sur le fond et sur la durée parfois en synergie avec d’autres plantes pour plus d’efficacité, on le privilégie, d’ailleurs, sous forme de teinture mère ou d’extrait.

  • Précaution d’usage :

Comme toutes les plantes ayant une action hormonale, il est important d’avoir un avis médical avant toutes prises.

La sauge sclarée : L’alliée du système nerveux et hormonal féminin

Depuis des siècles, les femmes se tournent vers la sauge sclarée pour naviguer à travers les transitions hormonales, et la science commence à percer ses secrets, bien que beaucoup de mystères demeurent (comme souvent dans ce domaine).

Ce que l’on sait maintenant :

Il est établi qu’elle agit sur le système nerveux central en régulant les mécanismes de thermorégulation et en modulant la sérotonine ainsi que le cortisol.

En résumé, elle :

  • Apaise un système nerveux en surchauffe

  • Soulage les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes

  • Aide à stabiliser l’humeur et favorise un sommeil plus réparateur

  • Régule les troubles du cycle menstruels

C’est un soutien précieux pour traverser la périménopause en toute sérénité, car elle va jouer à la fois sur l’équilibre hormonal, mais aussi sur l’équilibre nerveux, qui peut être aussi perturbée durant cette période.

La sauge sclarée, à l’inverse de sa proche parente, la sauge officinale, ne renferme pas de thuyone, ce qui facilite son utilisation. Cela rend son emploi en tant qu’huile essentielle plus aisé et davantage adapté.

  • Précaution d’usage :

Comme toutes les plantes ayant une action hormonale, il est important d’avoir un avis médical avant toutes prises.

Le safran : le rééquilibrant nerveux doux

Celui-là a été une vraie découverte pour et il me touche particulièrement parce qu’il concerne un sujet dont on parle peu : ce brouillard émotionnel, cette mélancolie diffuse, cette perte d’élan qui peut s’installer à la périménopause et que l’on ne sait pas toujours nommer.

Le safran, Crocus sativus, n’est pas juste l’épice qui parfume la paella.

Des études cliniques sérieuses ont montré son efficacité sur la dépression légère à modérée, avec une action sur la sérotonine, le neurotransmetteur du bien-être. Il aide aussi à améliorer la qualité du sommeil, à réduire l’anxiété, à retrouver un peu de lumière intérieure dans les moments où tout semble terne.

Pour les femmes qui traversent une période de tristesse sans cause apparente, de fatigue émotionnelle, de perte de motivation, le safran est une alternative douce et respectueuse à explorer, en complément d’un accompagnement global.

Il aide également à apaiser les turbulences intérieures, en apportant une forme de stabilité et une régulation douce et progressive, permettant ainsi de reprendre progressivement le contrôle.

  • Précaution d’usage :

Naturel, ne veut pas dire sans danger, il est important d’avoir un avis médical avant toutes prises.

Conclusion

Lorsque je parle des plantes, on me rétorque souvent : « Ça ne fonctionne pas, ça ne progresse pas assez vite. » Pourtant, il est essentiel d’être réaliste : les plantes ne sont pas magiques.

Elles ne vont pas effacer ta périménopause, mais elles peuvent adoucir ce passage, le rendre plus agréable et moins difficile à vivre.

Elles témoignent que la nature a toujours pris en compte les femmes, et cette sagesse mérite d’être redécouverte.

Commence avec une seule plante, celle qui résonne le plus avec ce que tu traverses actuellement, et observe tranquillement ce qui se passe.

Prends le temps, car comme je le répète souvent, chaque geste constitue un premier pas vers la vie que nous souhaitons et que nous choisissons de faire exister, un peu plus chaque jour.

Petit bonus offert : La recette du lait « anti-stress » au safran

Je te remercie d’avoir lu cet article et je te dis à bientôt, Virginie.

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