Table des Matières
ToggleIntroduction :
Comme beaucoup de femmes après 45 ans, emportées par le tourbillon de la vie, je me suis quelque peu négligée et mise de côté. Puis, soudainement (comme par magie, bon en vrai, on sait bien ce qui s’est passé !), quelques kilos supplémentaires se sont installés, que j’ai fini par accepter comme une fatalité, car on m’a dit qu’après 45 ans, c’était normal d’avoir un ventre, que le perdre était difficile.
Puis un jour, j’ai dit stop et j’ai décidé de reprendre ma vie en main. Je ne savais pas vraiment par où commencer, jusqu’à ce qu’une vidéo me fasse découvrir le pilates.
Attention, petit disclaimer : je ne parle pas des cours de pilates à 300 euros, avec la gourde rose, le tapis assorti et la dernière tenue à la mode.
Je parle du pilates que tu peux pratiquer chez toi, peut-être même en pyjama (comme moi), et que tu ne feras peut-être pas parfaitement, mais qui va véritablement transformer ton corps. Bon, si tu veux aller prendre des cours avec la tenue rose assortie, je ne te juge pas ! L’essentiel est de le faire, peu importe comment. D’ailleurs, je dois te faire une confession : moi aussi, j’ai craqué et j’ai acheté des chaussettes de pilates roses, personne n’est parfait !
Car avant d’être une tendance sur les réseaux sociaux, le pilates est une méthode incroyable conçue pour des problématiques spécifiques, utilisée par des kinésithérapeutes.
Le pilates a été créé dans les années 1920 par Joseph Pilates, un Allemand convaincu que la santé physique et mentale étaient indissociables. Il appelait sa méthode « contrology » : l’art du contrôle conscient du corps. Un siècle plus tard, la science lui donne raison, et les résultats parlent d’eux-mêmes.
Quand j’ai commencé, j’étais sceptique, mais progressivement, en douceur, sans douleur ni épuisement, j’ai constaté des changements : mon ventre s’est raffermi, ma posture s’est améliorée, mon périnée est redevenu tonique, avec des résultats incroyables au niveau du ventre et de la taille.
Attention, nouveau petit disclaimer : je ne dis pas que c’est magique : j’ai associé cela à une excellente hygiène de vie, du yoga et du renforcement musculaire, mais je peux affirmer que c’est différent.
Profondément différent et je vais t’expliquer pourquoi dans cet article.
Renforcer et maintenir la masse musculaire après 45 ans : une priorité absolue
Après 45 ans, le corps perd naturellement de la masse musculaire : c’est ce qu’on appelle la sarcopénie.
Ce processus s’accélère avec la baisse des œstrogènes à la périménopause et ensuite à la ménopause
(et oui, les femmes peuvent perdre jusqu’à 2% de leur masse musculaire par an sans activité physique régulière).
Alors avant, personne ne te parlait vraiment de cela : que la perte musculaire n’est pas qu’une question esthétique que c’est avant tout, une question de santé globale. Les muscles sont le moteur du métabolisme, le soutien des articulations, la protection contre les chutes et les fractures.
Garder ses muscles en vieillissant, c’est garder son autonomie, sa vitalité et sa mobilité.
L’avantage du pilates, c’est le travail des muscles profonds : les stabilisateurs, les muscles posturaux, ceux qui maintiennent le corps de l’intérieur. Ces muscles sont les fondations sur lesquelles tout le reste repose.
En travaillant ces muscles profonds de manière régulière et ciblée, le pilates maintient et renforce la masse musculaire sans impact articulaire, sans charge excessive, sans risque de blessure.
C’est particulièrement précieux quand les articulations deviennent plus sensibles et que les sports à impact deviennent douloureux.
Moi, personnellement au début de ma remise en forme, j’avais du mal à faire des sports plus classiques, car je souffrais énormément à tous les niveaux (articulaires, respiratoire, musculaire).
Le pilates m’a permis de démarrer à mon rythme, grâce à un travail plus lent, doux, des séances plus courtes, mais redoutablement efficace.

Renforcer la sangle abdominale et le centre du corps : la magie du pilates
C’est l’effet le plus visible et souvent le plus surprenant pour les femmes qui découvrent le pilates.
En pilates, tout part du centre : ce qu’on appelle le « powerhouse » ou encore “le core”, la zone allant du bas des côtes au bas du bassin.
Chaque exercice, quelle que soit la partie du corps travaillée, engage ce centre profond notamment grâce à un travail sur la respiration. Pas les abdominaux superficiels que les crunchs classiques sollicitent : les abdominaux transverses, ces muscles profonds qui enveloppent le ventre comme une gaine naturelle.
Le résultat : un ventre plus plat, plus tonique, plus soutenu. Une différence que tu vois dans le miroir, mais que tu ressens surtout dans ta posture, dans ta façon de marcher, dans cette sensation de solidité au centre de toi.
Franchement, cela transforme tout : j’ai d’ailleurs retrouvé un peu le même principe dans le yoga, qui voit dans le centre du corps, le centre de tout, et je pense que c’est vrai. Pour moi, cela a eu un effet sur ma respiration, mon stress, ma digestion, ma posture et même mon bien-être quotidien.
Après 45 ans, quand les hormones redistribuent les graisses vers la zone abdominale et que les muscles profonds se relâchent progressivement, cet effet du pilates est particulièrement transformateur. Et contrairement aux abdominaux classiques, il ne comprime pas les disques vertébraux et ne crée pas de tensions cervicales.
Je termine par mon coup de cœur, une variante du pilates : le pilates au mur. Si cela t’intéresse, je t’ai fait une petite fiche en bonus, au bas de cet article.
Travailler la mobilité et la flexibilité : rester souple pour rester libre
On ne mesure pas assez la valeur de la mobilité quand on l’a. On la mesure douloureusement quand on commence à la perdre.
Après 45 ans, la rigidité articulaire progresse : les tendons et les fascias perdent en élasticité, les amplitudes de mouvement se réduisent, les gestes du quotidien deviennent parfois inconfortables. Se baisser, se retourner, porter : des actes simples qui deviennent des indicateurs silencieux de notre vitalité.
Le pilates travaille simultanément la force et la longueur musculaire : c’est ce qui le distingue fondamentalement de la musculation classique qui raccourcit les muscles en les renforçant.
En pilates, on étire autant qu’on contracte, on allonge autant qu’on renforce. Le résultat est un corps plus souple, plus fluide, plus libre dans ses mouvements.
La colonne vertébrale est particulièrement choyée : les exercices de mobilité vertébrale du pilates, ces ondulations, ces étirements en spirale, ces déroulements progressifs, maintiennent la souplesse des disques et des vertèbres.
Une colonne mobile, c’est une colonne en bonne santé et une femme qui a une colonne souple à 60 ans en paraît souvent dix de moins, (on a tous en tête, l’image de cette petite mémé totalement voutée, la tête rentrée dans les épaules qui marchent avec sa canne ! Tu la vois ?).

Renforcer le plancher pelvien et le périnée : un sujet un peu tabou
Parlons-en franchement, parce que les tabous en 2026, on en veut plus !
Les fuites urinaires à l’effort. L’inconfort pendant les rapports. Cette sensation de lourdeur dans le bas ventre. Ce sont des réalités que beaucoup de femmes après 45 ans vivent en silence, avec honte parfois, en croyant que c’est inévitable et irréversible.
Ça ne l’est pas.
Le plancher pelvien est un ensemble de muscles comme les autres, il se renforce et se rééduque. Et le pilates, par son travail permanent sur le centre du corps et par ses exercices spécifiques de conscience et de renforcement du périnée notamment grâce à la respiration, est l’une des pratiques les plus efficaces pour retrouver un plancher pelvien tonique et fonctionnel.
Chaque exercice de pilates commence par un engagement conscient du périnée : cette légère remontée, cette activation douce qui devient progressivement un réflexe. Avec la pratique régulière, les muscles du plancher pelvien se renforcent, se coordonnent mieux, répondent mieux aux efforts et aux pressions quotidiennes.
C’est un sujet que les femmes n’osent pas aborder avec leur médecin, que personne ne mentionne dans les cours de sport collectifs, et pourtant, c’est l’une des transformations les plus profondes que le pilates peut apporter après 45 ans.
Et surtout, ce n’est pas une fatalité : si cela ne suffit pas, tu peux faire de la rééducation périnéale à n’importe quel âge, alors n’hésite pas !
Travailler le mental grâce à la respiration : quand le corps apaise l’esprit.
Le pilates n’est pas du yoga, mais il partage avec lui cette conviction fondatrice : le corps et l’esprit sont indissociables, et le souffle est le pont entre les deux.
En pilates, la respiration est technique et consciente : on expire sur l’effort, on inspire sur le relâchement.
Cette coordination entre souffle et mouvement force le mental à être présent, entièrement présent, ici, dans ce corps, dans ce moment. Impossible de ruminer ses soucis tout en coordonnant sa respiration avec un exercice de stabilisation du bassin : c’est une forme de méditation active.
Et les effets sur le mental sont documentés : réduction du cortisol, amélioration de l’humeur, diminution de l’anxiété. Après 45 ans, quand les fluctuations hormonales amplifient les émotions et fragilisent la résistance au stress, cette dimension mentale du pilates devient aussi précieuse que ses effets physiques.
Des femmes qui ont commencé le pilates pour le ventre restent pour la sérénité. C’est souvent ça qui surprend le plus : on vient pour le corps, on reste pour la tête, enfin moi, cela a été mon cas et je te souhaite que cela soit le tien aussi !
Conclusion
Le pilates n’est pas réservé aux danseuses minces en justaucorps sur des machines hors de prix.
Il se pratique au sol, avec un simple tapis, chez soi avec des vidéos ou en cours collectif. Il s’adapte à tous les niveaux, à toutes les morphologies, à toutes les conditions physiques. Il n’y a pas de performance à atteindre, pas de compétition, pas de douleur à subir.
Juste un corps qu’on apprend à habiter différemment, plus consciemment, plus profondément et surtout avec plus de bienveillance (je pense d’ailleurs que ce mot a dû disparaitre du dictionnaire quand je vois comment nous nous maltraitons constamment dans cette société).
Après 45 ans, ton corps n’a pas besoin d’être maltraité pour se transformer : il a besoin d’être écouté.
Le pilates est peut-être la pratique qui incarne le mieux cette philosophie avec le yoga (impossible de départager les deux, pour moi, ils sont complémentaires).
Petit bonus offert : Le pilates au mur, mon pilates préféré !
Je te remercie d’avoir lu cet article et je te dis à bientôt, Virginie.
PS : N’oublie pas de télécharger mon e-book gratuit : « 5 tisanes pour apaiser naturellement la ménopause ».
Rentre ton mail et clique juste ici 👇